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Dossiers

Penser au mieux le stockage des données collectées par la vidéosurveillance ?

Par Gabriel Chaher, Vice-Président Global Market Development- Quantum

Publication: 28 août

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Les transports en communs nous concernent tous. Indépendamment de notre activité professionnelle ou de notre lieu de résidence, nous en sommes tributaires, de jour comme de nuit, pour notre travail et nos loisirs...
 

Aujourd’hui, la vidéosurveillance aide les organismes de transport à améliorer la sûreté, les services et l’efficacité. Mais ce faisant, elle entraîne la production d’énormes quantités de contenu et impose de relever plusieurs défis liés au stockage des vidéos et des données.

Mouvement, déplacement

Les personnes et les marchandises sont sans cesse en mouvement. C’est l’une des exigences de notre société moderne.. Notre style de vie et le dynamisme de notre économie dépendent d’une circulation fluide des personnes et des biens.

Des données récentes indiquent que le nombre de voyageurs utilisant les transports en communs augmente. Par exemple, pour les Etats-Unis uniquement, d’après des statistiques que l’Agence de la sécurité des transports des États-Unis (TSA) vient de publier, plus de 708 millions de passagers aériens ont été contrôlés en 2015, soit 40 millions de plus que l’année précédente. Les chiffres propres aux transports publics sont tout aussi impressionnants. D’après l’Association américaine des transports publics (APTA), plus de 10 milliards de trajets ont été effectués sur les systèmes de transport public des États-Unis en 2015, soit 16 fois le nombre de trajets réalisés via les vols domestiques.

En France, selon le rapport sur les chiffres clés du transport édition 2017 publié par le Ministère de l’Environnement, de l’énergie et de la mer, le transport intérieur de voyageurs croît sensiblement (+2,1%) à un rythme plus soutenu que sa moyenne annuelle depuis 2010 (+ 0,8 %).

Les organisations de transport sont conscientes de l’impact de cette situation. Si la croissance génère plus de revenus, elle sollicite aussi davantage les systèmes et l’infrastructure existants, y compris ceux qui assurent la sécurité et la surveillance. Nous aspirons à voyager de manière sûre, ce qui place la barre plus haut pour les organisations de transport qui doivent assurer la meilleure sécurité possible.

Une triste réalité

Les menaces contre la sécurité sont indéniablement une triste réalité du monde actuel. Des incidents surviennent beaucoup trop fréquemment aux États-Unis et en Europe, comme à l’échelle du globe et touchent souvent les installations de transport.

Cela est inhérent au rôle vital des transports dans notre société. Le secteur des transports est d’ailleurs un acteur de poids dans l’économie des pays. Aux États-Unis, d’après SelectUSA, les dépenses de l’industrie de la logistique et des transports des États-Unis s’élevaient à 1,48 billion de dollars US en 2015, soit 8% du produit intérieur brut (PIB) annuel du pays. En France, l’ensemble du transport (hors poste et courrier) engendre une dépense totale de 360 milliards d’euros, soit 16,7 % du produit intérieur brut (PIB).

De plus, les moyens de transport bus, train, métro, avion et les plates-formes de transport comme les gares ferroviaires, les plates-formes d’embarquement et les aéroports sont des lieux de rassemblement très fréquentés. Si des perturbations majeures venaient à les affecter, les dégâts pourraient être considérables, entraînant des pertes commerciales, des dommages matériels onéreux, voire des décès.

Vidéosurveillance

Les systèmes de vidéosurveillance sont une composante critique de l’industrie des transports. Aujourd’hui, les caméras sont très répandues : elles ont investi les bus et les trains, les aéroports, les parkings, les plates-formes d’embarquement, les gares routières et ferroviaires. Elles surveillent l’activité et favorisent la sûreté et la sécurité publiques ainsi que la riposte aux situations d’urgence.

La technologie a progressé ces dernières années, et les organismes de transport bénéficient de ces avancées de diverses manières. Des caméras haute définition dotées de multiples capteurs peuvent produire des images très nettes et détaillées qui enregistrent plus d’activité et génèrent des séquences vidéo plus faciles à visionner. Les applications de reconnaissance faciale font leur apparition comme en témoigne la récente mise en service de ce système par Eurostar à la Gare du Nord à Paris. Ces applications analysent des images de foules et identifient des personnes soupçonnées d’infractions. Les applications de comptage de personnes permettent de réduire la congestion et d’atténuer les risques pour la sécurité liés à la surfréquentation. Et quand des foules se forment, il est possible de surveiller leur comportement, en s’appuyant sur la vidéo et les bruits de foule, afin de pouvoir stopper des situations potentiellement dangereuses avant qu’elles ne dégénèrent. Mais les applications de l’analytique vidéo ne se limitent pas à la sécurité.

Analytique vidéo et transports Au-delà de la sûreté et de la sécurité

Comme je l’ai déjà précisé, l’industrie des transports affecte chacun d’entre nous et joue un rôle majeur dans l’économie. Les organismes de transport et les sociétés publiques et privées utilisent tous les moyens possibles pour fournir des services rapides et efficaces tout en réduisant au minimum les dépenses d’exploitation.

Cela a créé de nouveaux cas d’utilisation de l’analytique vidéo, au-delà de la sûreté et de la sécurité. Par exemple, les compagnies maritimes et les autorités portuaires utilisent cette technologie pour surveiller la circulation et les aires de réception afin d’améliorer l’efficacité des mouvements en direction et en provenance des ports. Les professionnels du marketing des organismes de transport associent analytique vidéo et signalisation numérique pour créer des publicités ciblées fondées sur la démographie locale. Les administrateurs des transports utilisent la vidéo et les capteurs pour surveiller l’état des routes, identifier les nids-de-poule et les besoins de réfection de chaussée et avertir les voyageurs des ralentissements et des retards. Les systèmes ferroviaires associent vidéo et capteurs IoT pour surveiller l’état des voies et identifier les problèmes de sécurité ou les besoins de maintenance. Les aéroports analysent les vidéos pour optimiser la circulation des personnes, réduire l’engorgement et améliorer le confort des voyageurs.

Avec la technologie d’analytique avancée, les organisations de transport peuvent désormais utiliser la vidéo pour améliorer le service, faire baisser les coûts de maintenance et de gestion et créer de meilleurs processus métier.

Le problème du stockage des données

Les caméras de vidéosurveillance n’ont jamais généré autant de données qu’aujourd’hui. En 2015, les nouvelles caméras de vidéosurveillance installées dans le monde produisaient en moyenne 951 pétaoctets de données par jour, selon le cabinet d’expertise IHS. D’ici 2018, la barre des deux exaoctets de données par jour devrait être franchie.

L’adoption du numérique contribue beaucoup à cette inflation. Afin d’améliorer leurs capacités de vidéosurveillance, les organisations installent davantage de caméras d’une part, et abandonnent la technologie analogique d’autre part pour tirer parti des fonctionnalités plus évoluées des caméras numériques. En fait, les caméras numériques haute définition sont privilégiées pour les nouvelles installations. Et elles génèrent plus de données que les modèles analogiques.

Les caméras à détection de mouvement peuvent contribuer à réduire le volume des données enregistrées mais cela n’aide pas vraiment les organisations de transport. Les cas d’utilisation dans les transports impliquent presque toujours une forme de mouvement. Généralement, les caméras équipant les zones à forte activité fonctionnent de manière ininterrompue, ce qui exacerbe les difficultés liées au stockage des données. Et pour couronner le tout, la durée de rétention des données augmente, pour se protéger en cas de litige ou permettre des analyses. Comme je l’ai déjà évoqué, les organismes de transport intègrent la vidéo à d’autres systèmes et tirent parti de fonctionnalités analytiques avancées pour trouver de nouveaux moyens d’accroître l’efficacité, de réduire les encombrements et d’améliorer la sécurité. L’allongement du temps de rétention des vidéos permet d’effectuer des analyses plus fines à mesure que des tendances et des modèles se profilent à partir des données accumulées. Avec l’émergence de nouvelles applications analytiques et l’identification de nouveaux cas d’utilisation de la vidéo, pouvoir conserver les données plus longtemps deviendra encore plus important, ce qui aggravera le problème du stockage.

La capacité n’est pas le seul problème. Quand un incident survient, les organismes de transport doivent collaborer sur les enquêtes avec la police locale, les enquêteurs fédéraux et la sécurité intérieure, et il est donc primordial de pouvoir accéder aux données et les partager facilement.. Toutefois, avec les approches de stockage vidéo classique, les données se retrouvent généralement dans des silos d’informations, ce qui complique la recherche de vidéos pour appuyer les analyses et les enquêtes. Ces vidéos sont parfois stockées à distance, et leur restitution peut prendre du temps.

Les effets conjugués de la multiplication des caméras, de l’adoption de la technologie numérique et des durées de rétention plus longues mettent les organisations de transport face à un problème de stockage des données. Si les fonctions analytiques embarquées des caméras et la compression des données peuvent contribuer à réduire les flux de données sur les réseaux, une capacité accrue offrant un accès aisé aux fichiers reste nécessaire. Pour régler ce problème, il convient d’adopter une autre approche de l’architecture de stockage.

Avantages d’une architecture de stockage multiniveau

Les entreprises de transport ont besoin d’une solution de gestion des données et d’une architecture de stockage hautes performances capables de gérer des flux vidéo haute résolution intégrés à des analyses en temps réel, et ce en fonctionnant à pleine capacité jour et nuit.

Il leur faut un système de stockage qui pourra accompagner l’évolution de leurs besoins sans faire exploser leur budget. Généralement, elles conservent 40 % de leurs données inactives sur leur infrastructure la plus coûteuse. L’ajout de capacité pour faire face à la croissance peut rapidement devenir financièrement intenable.

En outre, ces organisations ont besoin d’un système permettant d’accéder aux fichiers vidéo et de les partager facilement entre les diverses structures chargées de faire respecter la loi.

Il existe plusieurs approches pour répondre aux besoins de stockage des organisations de transport. Toutefois, la mise en œuvre d’une architecture de stockage multiniveau composée d’un disque primaire haute performance, d’un disque secondaire de grande capacité, de bandes basées sur des fichiers et du stockage dans le Cloud s’impose comme la meilleure option.

Premièrement, une architecture multiniveau dotée de fonctionnalités de gestion des données adéquates est plus économique qu’un système entièrement basé sur des disques. Correctement configuré, le système transfère automatiquement les fichiers vidéo vers les niveaux de stockage les plus économiques, en fonction de critères définis par l’utilisateur. Ce processus permet d’équilibrer la performance, la capacité et les coûts sur toute l’infrastructure, et offre une approche économique pour la rétention à long terme des données.

Deuxièmement, l’augmentation du nombre de caméras et de la taille des fichiers oblige les organismes de transport à accroître leur capacité de stockage. Une architecture multiniveau peut leur rendre ce service sans perturber l’activité. Il est possible d’augmenter la capacité des niveaux de stockage de manière incrémentielle, lorsque cela est nécessaire.

Avec les fonctionnalités de gestion des données adéquates, une approche multiniveau permet de restituer et de partager des fichiers facilement. L’utilisateur peut accéder aux fichiers sans problème, indépendamment du niveau de stockage. Quel que soit l’emplacement des données, il dispose d’une vue unique et n’a pas besoin de faire appel à l’assistance informatique pour retrouver des informations.

Et demain ?

La vidéosurveillance et l’analytique vidéo continueront d’évoluer. La technologie des caméras va encore s’améliorer. Et de nouveaux cas d’utilisation des données vidéo feront vraisemblablement leur apparition. Prendre aujourd’hui des décisions judicieuses concernant le stockage des données aidera les organisations de transport à gérer le problème de stockage des données actuel et les mettra en position d’exploiter de nouvelles possibilités à l’avenir avec une architecture de stockage souple et évolutive.

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