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Des référentiels de bonne pratique indispensables à la prise de décision

Publication: 17 juillet

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La décision de prise en charge repose à la fois sur des analyses médico-scientifiques, des données de santé publique ou encore médico-économiques...
 

Le Pr Véronique Trillet-Lenoir, chef de service d’oncologie du centre hospitalier Lyon sud, Gilles Salles, hématologue clinicien au CHU de Lyon et Brigitte Séroussi, recherche en technologie de l’information de santé, LIMICS, Université Pierre et Marie Curie, AP-HP, insistent sur le site "Cancers : les défis de l’innovation, sur l’intérêt des référentiels de bonne pratique dans la décision de prise en charge d’un patient et sur l’importance de les mettre à jour régulièrement.

Une décision qui sous-tend la globalité du parcours de soins

Le Pr Véronique Trillet-Lenoir, chef de service d’oncologie du centre hospitalier Lyon sud, rappelle qu’aux Rencontres de la Cancérologie Française (RCFr) 2016, ont longuement été évoqués les référentiels et la place des algorithmes de décision. « La décision se fait au sein du colloque singulier qui est le domaine de la décision partagée. La décision est basée sur des analyses médico-scientifiques et des preuves d’« evidence based medicine ». La décision à l’échelle sociétale est également abordée ainsi que les critères et les enjeux qui sous-tendent les décisions politiques et sociétales, tout c omme la décision basée sur la gestion des risques qui fait appel à un foisonnement d’outils digitaux et d’applications numériques devant être évalués de façon rigoureuse et scientifique. »

Les référentiels, un outil pour la bonne pratique médicale

« Les référentiels de bonnes pratiques en cancérologie consistent en un texte, un document ou un outil permettant au cancérologue de choisir le meilleur traitement pour un patient donné, dans une situation donnée, au regard des données actuelles de la science. Cet outil est devenu indispensable à la pratique médicale compte-tenu de l’évolution rapide des connaissances et de la diversité des situations pathologiques auxquelles les professionnels de santé dont les pharmaciens, sont confrontés. Les référentiels intéressent les patients car ils leur donnent un certain nombre d’indications, mais aussi les payeurs puisqu’ils donnent des notions de remboursement ou de bon usage du m&eacut e ;dicament », indique Gilles Salles, hématologue clinicien au CHU de Lyon.

Un décalage entre référentiels de bonne pratique et avancée des connaissances

« Pour la décision de prise en charge, nous nous appuyons sur des référentiels de bonnes pratiques qui recommandent dans telle ou telle situation clinique, de prendre tel traitement. Néanmoins, ces référentiels sont très souvent incomplets, parfois trop anciens puisque pour les construire, il faut de six mois à un an. Ils sont réactualisés à des rythmes insuffisants par rapport à l’évolution des connaissances. Construits sur la base de la littérature scientifique, il faut les conserver tout en les complétant avec des données issues de la vie réelle telles que la survie, la survie sans récidive, la qualité de v ie, de façon à pouvoir proposer plusieurs alternatives pour une décision partagée avec le patient », ponctue Brigitte Séroussi, recherche en technologie de l’information de santé, LIMICS, Université Pierre et Marie Curie, AP-HP.

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