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Dossiers

Face à la complexité croissante des produits

Publication: 27 avril

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Le PLM doit tirer les leçons de ses échecs » par Stéphane Guignard, Directeur France et Europe du Sud d’Aras®...
 

Déception, frustration, constat d’échec... Le moins que l’on puisse dire, c’est que les premières générations de PLM (Product Lifecycle Management, système de gestion du cycle de vie des produits) n’ont pas tenu leurs promesses. Avec ces outils informatiques qui étaient censés fédérer les métiers de l’entreprise, les industriels espéraient faciliter le partage de données, de la conception au SAV, de bénéficier d’un vrai référentiel de données produits (« single source of truth »). Et mieux prendre en compte la complexité croissante des produits : une boîte de vitesse automobile, par exemple, n’est plus un simple assemblage d’engrenages, mais un système constitué de composants mécaniques, d’actionneurs, de circuits électroniques et de logiciel. Du coup, le PLM devait répondre à des problématiques nouvelles, en termes de conception, bien sûr (avec les délais de mise sur le marché de plus en plus courts), mais aussi aux enjeux de qualité, de respect des réglementations, de sécurité...

Or, après des années d’efforts, les pionniers du PLM ont dû déchanter. Le constat tient en une formule : 10-10-100. 10% des fonctions sont effectivement disponibles, 10% des utilisateurs potentiels y ont accès... et 100% du budget a été dépensé ! En fait, la plupart des industriels n’ont toujours pas l’outil informatique adapté à leurs besoins. Pour s’en convaincre, un exemple suffit : dans l’industrie, on estime qu’en moyenne 35% des demandes de modifications sur un produit qui sont instruites ne sont finalement jamais mises en application. Faute d’un moyen efficace de communication et de partage de données, de décloisonnement entre les services concernés (marketing, maintenance, production, achats...).

Certes, les entreprises elles-mêmes ont souvent du mal à faire communiquer leurs différents métiers. Mais les échecs sont largement imputables aux lacunes des PLM de 1ère génération. Ainsi, les premiers PLM avaient le défaut de se focaliser sur le développement technique du produit. Rien de surprenant, car l’idée même de gestion du cycle de vie des produits est d’abord née de l’informatisation des bureaux d’études, grâce à la CAO, complétée ensuite par des systèmes de Gestion de Données Techniques (GDT). Pour tenter de prendre en compte tous les aspects de la chaîne, les éditeurs de logiciels de PLM ont alors complété leur offre au fil de fusions et acquisitions. Ce qui aboutit à un patchwork de fonctions et d’applications plus ou moins bien intégrées. Pas étonnant, dans ces conditions, qu’il soit difficile d’assurer la traçabilité des demandes de modifications émanant de différents services (marketing, production, qualité, SAV...). Enfin les logiciels PLM traditionnels imposent leur propre modèle de données, intégré dans le code source. Ce qui ne répond pas forcément aux besoins spécifiques de l’utilisateur et freine toute velléité d’évolution.

Avoir une vision globale de la vie des produits

La solution ? Passer enfin au « business of engineering ». Autrement dit, adopter effectivement une vision beaucoup plus large de la vie du produit, qui ne se limite pas exclusivement aux sciences de l’ingénieur. Au-delà de la CAO mécanique, de la simulation et de la maquette numérique du produit, le « business of engineering » intègre toutes les autres composantes techniques (électronique, logiciel), mais aussi les données des autres métiers tels que la Qualité, la Production, la documentation technique, le SAV… Il supporte une approche de l’ingénierie des systèmes basée sur les modèles (Model-Based Systems Engineering), qui permet un pilotage de la collaboration entre tous les métiers et toutes les disciplines.

Il est donc temps pour les industriels de rééquilibrer leurs investissements dans le digital entre maitrise des processus collaboratifs fédérateurs et outils scientifiques de conception !

Cette vision élargie du PLM ne peut exister sans une plate-forme logicielle ouverte, capable d’accueillir et de faire communiquer les applications existantes, comme celles développées spécifiquement par l’industriel.

Contrairement aux PLM classiques, le cœur du logiciel PLM de nouvelle génération est séparé des applications. Les évolutions technologiques du PLM peuvent donc se faire sans toucher aux applications métiers de l’entreprise. Ceci est un enjeu majeur pour les PLM modernes lorsqu’on sait que plus d’un tiers des applications industrielles basées sur des solutions traditionnelles sont figées depuis plus de 5 ans, alors que les environnements technologiques, les besoins et les processus des entreprises ne cessent évoluer. La commercialisation des solutions PLM sous forme abonnement (SaaS) incluant les mises à niveau et les migrations à budget prédéfini est une composante essentielle de cette garantie contre l’obsolescence technique et fonctionnelle de ces solutions.

Ce n’est qu’avec ces nouvelles approches que le PLM pourra enfin répondre aux défis posés par la complexité croissante des produits. Et remplir pleinement sa vocation : devenir une véritable épine dorsale du système d’information de l’entreprise.

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