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Dossiers

Baromètre des Risques 2017 d’Allianz

Publication: 12 janvier

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Les entreprises redoutent de plus en plus les dommages immatériels, l’instabilité du marché et les risques politiques...
 

Avec l’émergence de nouveaux facteurs déclencheurs associés aux dommages immatériels, l’interruption d’activité reste la principale préoccupation.

- Les entreprises appréhendent fortement l’impact du protectionnisme croissant et d’autres chocs potentiels sur les marchés.

- Les cyber-risques sont la 3 ème préoccupation mondiale, et sont classés au 2ème rang aux Etats-Unis, en Europe et en France.. Ils prennent même la tête du classement en Allemagne, au Royaume-Uni et aux Pays-Bas.

Les conditions d’activité incertaines, se traduisant par la volatilité des marchés (no2) et l’accroissement des risques politiques avec le protectionnisme et le terrorisme, inquiètent de plus en plus les entreprises. Les dilemmes digitaux posés par les nouvelles technologies et les cyber-risques (no3) suscitent également une inquiétude croissante, tout comme les catastrophes naturelles (no4). Néanmoins, les pertes causées par les interruptions d’activité (no1) restent la principale source d’inquiétude. Ces observations ressortent de la 6ème édition du Baromètre annuel des Risques d’Allianz publié par Allianz Global Corporate & Specialty SE (AGCS), qui analyse les risques encourus par les entreprises à l’échelle mondiale, nationale et en fonction de leur secteur d’activité.

L’interruption d’activité se maintient en 1ère position pour la 5ème année consécutive (37% des sondés). Ce classement s’explique principalement par l’incidence considérable qu’elle peut avoir sur le chiffre d’affaires, mais aussi par l’apparition de nombreux facteurs déclencheurs. Ceux-ci regroupent notamment les dommages immatériels et les risques incorporels, tels que les cyber-incidents et les perturbations résultant des violences politiques, des grèves et des attaques terroristes. Cette tendance est notamment liée à l’essor de l’Internet des Objets (IdO) et l’interconnectivité croissante des machines, des entreprises et de leurs chaînes d’approvisionnement, qui peut facilement multiplier les pertes en cas d’incident. Avec l’évolution du paysage politique (le Brexit, l’élection de Donald Trump, les prochaines élections en France et en Europe…), les entreprises encourent également des pertes financières et craignent la montée du protectionnisme et de l’altermondialisme.

« Partout dans le monde, les entreprises se préparent à vivre une année d’incertitude », a déclaré Chris Fischer Hirs, CEO d’AGCS SE. « Elles redoutent l’évolution imprévisible de l’environnement réglementaire et géopolitique ainsi que des conditions de marché à l’échelle mondiale. Une multitude de nouvelles menaces vient s’ajouter aux risques perpétuels d’incendie et de catastrophes naturelles, nécessitant une refonte des outils de contrôle et de gestion des risques. »

L’évolution et la volatilité du marché (31% des sondés) représentent la 2ème source d’inquiétude (la 3ème en France) pour les entreprises en 2017. Elles constituent la première préoccupation pour les secteurs de l’aéronautique/de la défense, des services financiers, du secteur maritime et des transports, ainsi que pour l’ensemble de la région Afrique et Moyen-Orient. Pour anticiper les changements soudains de réglementation susceptibles d’affecter les marchés, les entreprises du monde entier devront investir davantage de ressources en vue d’améliorer les mesures de contrôle et l’élaboration de leurs politiques en 2017. Selon Euler Hermes, filiale d’Allianz SE spécialisée dans l’assurance-crédit destinée aux entreprises, entre 600 et 700 nouvelles barrières commerciales sont érigées chaque année dans le monde depuis 2014.

« Si l’interruption d’activité est la principale préoccupation, d’autres incertitudes pèsent sur les entreprises à court terme, comme l’évolution du cadre législatif/gouvernemental et du marché. Les sondés anticipent des changements majeurs », a déclaré Thierry Van Santen, CEO d’AGCS France.

Parallèlement, la dépendance croissante vis-à-vis de la technologie et de l’automatisation transforme – et perturbe – les entreprises tous secteurs confondus. Si la digitalisation leur offre de nouvelles opportunités, elle modifie également la nature de leurs actifs d’exploitation qui passent majoritairement de l’état matériel à incorporel, générant de nouvelles menaces et notamment des cyber-risques (cités par 30% des sondés). Classées au 3ème rang des préoccupations mondiales par les entreprises, les cyber-menaces arrivent en 2ème position dans la région Amériques, en Europe et en France, et prennent la tête du classement en Allemagne, au Royaume-Uni, aux Pays-Bas et en Afrique du Sud. Par ailleurs, elles sont perçues comme le principal danger dans les secteurs des TIC et de la distribution.

La menace va désormais bien au-delà du piratage et de la violation de la vie privée et des données. Toutefois, les nouvelles règles en matière de protection des données aggraveront les conséquences de ces intrusions pour les entreprises. Le temps est compté pour les entreprises : elles doivent se préparer à l’entrée en vigueur du nouveau Règlement général sur la protection des données (RGPD) en Europe en 2018, car si les coûts de conformité sont élevés, les sanctions en cas de manquement pourraient se révéler bien pires.

Outre un risque direct considérable, l’interconnectivité croissante et le perfectionnement des cyber-attaques menacent indirectement les entreprises via les infrastructures critiques, notamment liées aux réseaux informatiques, à l’eau et à l’énergie. Les défaillances techniques et les erreurs humaines peuvent également entraîner une interruption d’activité durable et généralisée. Dans le cadre de la production digitalisée et de l’Industrie 4.0, l’incapacité à transmettre ou à interpréter correctement des données peut stopper la production. Les entreprises doivent considérer les données comme un véritable actif et empêcher toute entrave à leur utilisation. Les résultats semblent également indiquer que les entreprises de petite taille (chiffre d’affaires < 250 millions €) sous-estiment les cyber-risques : dans cette catégorie, ces risques n’arrivent qu’au 66ème rang. Pourtant, l’impact d’un incident grave peut se révéler beaucoup plus dommageable pour ce type d’entreprises.

Les catastrophes naturelles (no4) et le changement climatique/l’instabilité climatique croissante (pour respectivement 24% et 6% des sondés) figurent parmi les priorités des entreprises cette année. C’est notamment le cas en Asie, frappée par le désastre le plus coûteux de l’année 2016 : le séisme de Kumamoto au Japon. Les catastrophes naturelles sont la principale source d’inquiétude au Japon et à Hong Kong, ainsi que dans les secteurs de l’ingénierie/de la construction et de l’énergie/des services aux collectivités à l’échelle mondiale.

« Les catastrophes naturelles et le changement climatique inquiètent nos clients et la société dans son ensemble », a commenté Axel Theis, membre du Directoire d’Allianz SE. « Nous devons tenir compte du fait que le réchauffement climatique au-dessus de 1,5°C accentuerait fortement les aléas climatiques, tels que les vagues de chaleur et la montée des eaux. En tant qu’assureur, il nous appartient de concevoir des solutions adaptées à ces scénarios et d’assurer la prévention et la protection de nos clients et de nos partenaires publics dans un esprit de collaboration. »

Méthodologie

La 6ème édition du Baromètre annuel des Risques d’Allianz publié par Allianz Global Corporate & Specialty SE est basée sur une étude réalisé auprès de 1237 gestionnaires et experts du risque dans 55 pays.

http://www.agcs.allianz.com/

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