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Actualité des entreprises

600 emplois du plan Atlas localisés en France

Publication: 11 octobre

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Les organisations syndicales et le Comité Central d’Entreprise de Natixis demandent que les 600 emplois du plan Atlas soient localisés en France...
 

Le pré-rapport de l’expert confirme les doutes émis concernant les motivations, la stratégie et la réalité économique du projet Atlas.

La mise en œuvre de ce projet à Porto implique des risques opérationnels importants non évalués.

Les organisations syndicales et le Comité Central d’Entreprise de Natixis contestent le projet « Atlas » porté par la direction. Les informations recueillies auprès d’un expert indépendant indiquent que « Atlas », est un projet purement idéologique et économiquement courtermiste. Ainsi, les premiers retours de l’étude démontrent que les coûts réels entre une délocalisation et le maintien des emplois sur le territoire national n’ont pas été envisagés. Pourtant, l’option France permettrait d’économiser à minima 15 millions d’euros par an et présenterait surtout l’énorme avantage de diminuer fortement les risques opérationnels liés à cette migration. Des risques qui pourraient avoir un fort impact sur la bonne continuité de service des activités et qui n’ont malheureusement jamais été pris en compte.

Pour rappel, Natixis envisage avec le projet Atlas de délocaliser ses activités informatiques de France au Portugal, supprimant au moins 600 emplois dans l’hexagone, et ce, de manière à « optimiser ses coûts, se concentrer sur son cœur de métier et accroitre sa flexibilité organisationnelle afin d’augmenter la performance et la compétitivité internationale de la banque ». Les organisations syndicales et le CCE ne contestent pas la nécessité, pour Natixis, d’optimiser ses coûts afin de rester compétitif sur un marché concurrentiel. Mais, ce projet « stratégique » permettrait au mieux d’économiser 4% (montant surévalué selon les premières expertises) sur ses coûts informatiques, soit une économie attendue de 27 millions d’euros par an pour un résultat net qui s’établissait à plus de 1,3 milliards d’euros en 2015. Outre le fait que l’entreprise fasse fi des conséquences sociales de ses choix économiques sur les territoires sur lesquels elle est implantée (alors même que c’est grâce à cette implantation qu’elle a pu bénéficier d’aides publiques au moment où la Banque était le plus mal en point), et bien que les emplois concernés soient essentiellement des emplois externalisés chez des sous-traitants, ce projet pourrait avoir des conséquences dramatiques pour les prestataires dont les contrats ne seront pas reconduits. Surtout, les impacts pour le Groupe sont nombreux, compte tenu des risques opérationnels élevés de migration mais également de fonctionnement à terme du service informatique, chaine de production des métiers de Natixis.

Au vu des risques encourus et du faible écart en termes de retour sur investissement entre Porto et la Province française, les organisations syndicales et le comité central de l’entreprise demandent que l’option France soit immédiatement étudiée et réévaluée. D’autant que la localisation d’une captive en région permettrait d’être en ligne avec l’ADN de la banque mutualiste et en cohérence avec sa politique RSE.

Les organisations syndicales et le comité central de l’entreprise souhaitent que la direction de Natixis entame enfin, avec eux, un véritable dialogue pour aboutir à une proposition acceptable.

Porte-parole :

CCE de Natixis : Nicolas Getti

CFDT : Jean Luc Donore

CFTC : Jean Noel Tribolo

SNB : Laurent Jacquel

UNSA : Isabelle Viel

http://www.natixis.com

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